Formation gratuite – 10 & 11 octobre 2026 – Des arbitres pour accompagner l’essor du BMX Freestyle Park
Les 10 et 11 octobre prochains, le Pôle France BMX Freestyle de Montpellier accueillera une formation d’arbitres BMX Freestyle Park. Une session gratuite, destinée à celles et ceux qui souhaitent s’investir dans une discipline en plein développement et contribuer, à leur niveau, à la qualité des compétitions.
Pour se développer, une discipline a besoin de pratiquants, d’éducateurs et de compétitions – lesquelles exigent à leur tour des organisateurs, des staffs et… des arbitres. C’est dans cette logique que la Fédération Française de Cyclisme propose, les 10 et 11 octobre, une formation gratuite dédiée à l’arbitrage du BMX Freestyle Park.
Durant deux jours, les participants seront accueillis sur le Park de Grammont, à Montpellier, au cœur du Pôle France BMX Freestyle. La formation sera animée par Rémi Adrix, arbitre et fort notamment de son expérience aux Jeux Olympiques de Paris 2024, et Simon Uguen, président de la Commission nationale de BMX Freestyle.
Une formation pour les passionnés de Freestyle

La session est ouverte aux bonnes volontés désireuses de s’investir dans l’arbitrage. Une expérience préalable de la discipline reste toutefois indispensable pour pouvoir en apprécier pleinement les subtilités.
« Difficile d’imaginer juger pertinemment d’un run sans avoir soi-même tenu un vélo dans les mains !« , souligne Simon Uguen. Le président de la Commission nationale rappelle ainsi qu’un arbitre doit d’abord être capable de comprendre de l’intérieur les exigences du BMX Freestyle Park.
La spécialisation est d’ailleurs réelle entre les différentes disciplines du Freestyle : « Un spécialiste de Freestyle Flat ne peut pas arbitrer une compétition de Freestyle Park » . Une formation spécifique destinée aux arbitres de Flat sera donc également proposée ultérieurement.
Pour cette première session, le message est simple : « La formation s’adresse à tous ces passionnés de BMX Freestyle désireux d’enjamber la barrière » .
Les deux journées alterneront apports théoriques et mises en situation pratiques, avec notamment l’utilisation de supports vidéo.
Les participants pourront également s’appuyer sur la présence des athlètes du Pôle France, qui permettront de confronter les connaissances acquises à des situations concrètes de compétition.
Juger une performance, une véritable compétence
Le BMX Freestyle Park exige – et c’est peu de le dire ! – des qualités physiques, musculaires et proprioceptives exceptionnelles, auxquelles s’ajoute cette part plus mystérieuse que l’on appelle le talent.
Apprécier une prestation exige donc une véritable compétence. La notation repose sur un ensemble de critères précis et de grilles objectives, tandis que l’exercice de l’arbitrage obéit à des techniques spécifiques, jusqu’à la rapidité et à la précision de la prise de notes. Les arbitres doivent également maîtriser parfaitement un règlement régulièrement actualisé, notamment en vue de la saison 2027.
Mais le Freestyle Park demeure, comme le Flatland, un sport noté. Autrement dit, la performance est appréciée par des juges, des hommes et des femmes de chair et d’os, chacun avec sa propre sensibilité. C’est ce qui rend le rôle de l’arbitre particulièrement singulier.
Entre critères objectifs et sensibilité personnelle
Dans de nombreuses disciplines du cyclisme, la mesure suffit à départager les concurrents : il s’agit de franchir une ligne le premier, de parcourir une distance le plus rapidement possible ou d’accumuler le meilleur résultat. En BMX Freestyle Park, une performance ne se laisse pas entièrement réduire à une mesure physique.
Même lorsqu’il existe un règlement précis et un répertoire de figures, certaines dimensions de la prestation échappent nécessairement à la stricte objectivité. La qualité d’un mouvement, sa fluidité, son amplitude, son originalité ou encore la manière dont un run est construit font intervenir le jugement humain.
Le rôle de l’arbitre consiste donc aussi à exercer ce jugement avec le plus de justesse possible. Une responsabilité qui suppose de connaître ses propres biais pour mieux les maîtriser.
Simon Uguen insiste ainsi sur une dimension essentielle de la formation : chaque juge-arbitre « apporte avec lui sa sensibilité personnelle« . Il s’agit donc de « prendre conscience de ses propres préférences pour les tempérer« .

Une manière de rappeler que l’arbitrage n’est pas seulement une affaire de règlement et de technique. Il est aussi un exercice de discernement au service de l’équité sportive.
Une compétence indispensable au développement de la discipline
À travers cette formation, la FFC entend ainsi accompagner la structuration du BMX Freestyle Park en renforçant l’un des maillons indispensables à son développement : celui de l’arbitrage.
Former de nouveaux juges-arbitres, c’est permettre à davantage de compétitions de se dérouler dans les meilleures conditions, mais aussi contribuer à faire progresser la qualité et la crédibilité du jugement sportif.
Rendez-vous les 10 et 11 octobre au Park de Grammont, à Montpellier, pour celles et ceux qui souhaitent franchir la barrière et s’engager au cœur des compétitions de BMX Freestyle Park. Les candidatures seront bientôt ouvertes.