RSO et développement durable – La FFC affermit son engagement et partage ses initiatives
Le mardi 13 octobre, la Fédération Française de Cyclisme accueillait le « Club Sport et Développement Durable « , une journée d’étude organisée deux fois par an par le ministère des Sports et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). L’occasion de présenter les initiatives fédérales, de partager les expériences et de réaffirmer l’engagement de la FFC en matière de responsabilité sociétale des organisations (RSO). Une démarche désormais pleinement intégrée à ses projets, qui place la Fédération parmi les acteurs moteurs du sport durable.
Une journée pour partager les engagements et les bonnes pratiques

Deux fois par an, le ministère des Sports et le CNOSF réunissent les fédérations sportives nationales autour des enjeux du sport et du développement durable. Chaque rencontre se déroule dans les locaux d’une fédération différente. Le 13 octobre, c’était au tour de la FFC d’accueillir ses pairs, en présence notamment de Marina Chaumond, cheffe du bureau Sport durable au ministère des Sports.
Plus de 60 fédérations avaient répondu à l’invitation. Pour Pierre-Louis Manouvrier, chargé du volet RSO pour le compte de la FFC, cette participation importante contribue au succès de la journée : «Ne serait-ce qu’au sens où cela nous a donné un temps de parole et une surface pour présenter nos projets de contribution aux politiques publiques» .
Car l’engagement de la FFC en matière de RSO ne se limite pas à des intentions. Comme les autres fédérations, elle bénéficie de financements liés au contrat de développement passé avec l’Agence nationale du sport (ANS). Ces subventions constituent un levier important, mais impliquent également de rendre compte à l’État de la mise en œuvre des politiques publiques auxquelles le sport contribue.
Dans un contexte où les financements sont de plus en plus souvent éco-conditionnés, les engagements environnementaux et sociétaux prennent une place croissante dans le fonctionnement des fédérations.
Du PNACC Sport aux chartes écoresponsables : des engagements concrets
La FFC est notamment engagée dans le Plan national d’adaptation des pratiques sportives au changement climatique (PNACC Sport), publié en décembre 2024. Celui-ci vise à adapter les pratiques, les événements et les équipements sportifs aux conséquences du réchauffement climatique, notamment aux canicules, aux sécheresses et aux phénomènes météorologiques extrêmes.
Parmi ses 30 mesures, 8 concernent directement les activités de la Fédération, auxquelles s’ajoute l’engagement en matière de sponsoring responsable.

La FFC est également signataire des « Chartes des 15 engagements écoresponsables« ( Les chartes des 15 engagements écoresponsables | sports.gouv.fr), qui coordonnent les efforts des fédérations, des organisateurs d’événements sportifs, des ligues professionnelles et des établissements du sport. Leur mise en œuvre fait l’objet d’un bilan annuel du ministère et du CNOSF, dans un contexte où le respect des engagements environnementaux conditionne de plus en plus l’accès à certains financements.
Cette journée a permis aux participants de découvrir le Centre national du cyclisme (CNC), le Vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines au récent Campus FFC, à Trappes, en passant par le « Cube », la structure hôtelière qui accueille les athlètes du Pôle olympique. Certains participants venus de loin y avaient d’ailleurs passé la nuit.

La démarche s’est également traduite dans l’organisation même de la rencontre : la restauration du midi était assurée par une structure locale de l’économie sociale et solidaire (ESS) et les quelques kilomètres séparant le Vélodrome du Campus pouvaient être parcourus à vélo. Façon de rappeler qu’entre la promotion de principes et leur déclinaison opérationnelle, la FFC entend faire le lien. Deux enjeux majeurs de son action ont donc trouvé une illustration concrète au cours de cette journée : l’insertion par l’emploi et la mobilité.
Faire évoluer les labels et accompagner les clubs
L’engagement de la FFC se traduit aussi dans ses dispositifs d’accompagnement. Un travail de réforme des différents labels est notamment engagé afin d’y intégrer davantage de critères RSO. Le cahier des charges du label EFC doit ainsi évoluer pour mieux prendre en compte la promotion du cyclisme féminin, la place des jeunes dans la gouvernance ou encore les mobilités. Les labels nationaux attribués aux clubs sont également concernés.
«C’est un travail de fourmi, mais nous avons donné la première impulsion», souligne Pierre-Louis Manouvrier.
Ces enjeux font écho aux dispositifs fédéraux d’accompagnement à la professionnalisation et au développement des clubs, dont le projet « Clubs 2030 » constitue l’une des illustrations les plus récentes. La RSO n’est donc pas un chantier isolé : elle a vocation à irriguer les politiques fédérales, de la gouvernance à la structuration des clubs, en passant par les pratiques et les événements.
La démarche «La Relance, pour un cyclisme responsable et durable», consacrée à promouvoir les enjeux de la transition durable, s’inscrit dans la même dynamique.

Le dispositif entend valoriser les engagements concrets des organisateurs et collectivités qui accueillent les compétitions (championnats et coupes de France, quelle que soit la discipline cycliste). Prochainement intégrée aux cahiers des charges de tous les grands événements fédéraux, elle signe la volonté de la FFC de faire de ses compétitions des terrains de déploiement de pratiques responsables.
Les Championnats du monde UCI 2027, un terrain d’action majeur

La journée a également permis à la FFC de présenter à ses pairs la stratégieImpact Vélo 2027 des Super Championnats du monde UCI 2027 en Haute-Savoie. Au-delà de l’organisation sportive, cet événement doit contribuer à créer des emplois durables et à encourager la pratique du vélo.
Sa préparation intègre notamment les préconisations de Mob’Sport, premier programme de certificats d’économies d’énergie consacré à la mobilité durable dans le sport. Piloté par l’Union des entreprises Sport & Cycle et ROZO, ce programme accompagne les clubs, les fédérations, les organisateurs d’événements et les collectivités dans la réduction de l’impact carbone des déplacements des sportifs et des spectateurs, en favorisant notamment le covoiturage, les transports collectifs, le vélo et la marche.
D’autres ateliers ont permis d’aborder des sujets complémentaires : la biodiversité, avec l’Office français de la biodiversité (OFB), les bonnes pratiques en milieu naturel ou encore la sensibilisation des sportifs aux phénomènes d’influence.
L’objectif de cette dernière démarche est de leur donner les moyens de maîtriser leurs messages et de prendre pleinement part aux causes qu’ils souhaitent défendre.
Une responsabilité environnementale et sociétale pleinement assumée
En accueillant cette journée nationale, la FFC a ainsi pu partager ses avancées, confronter ses pratiques à celles des autres fédérations et présenter les projets par lesquels elle entend contribuer aux politiques publiques. Le rendez-vous a aussi illustré la place croissante de la RSO dans les différents domaines de son action : gouvernance, accompagnement des clubs, mobilité, emploi, organisation des événements et sensibilisation.
Le cyclisme est au cœur de la société. La FFC entend donc prendre toute sa part dans les transitions environnementales et sociétales, en mobilisant ses structures comme ses athlètes. Ainsi Cédrine Kerbaol a plaidé pour un cyclisme plus vertueux et utile à la société lors d’une récente table-ronde organisée lors du Roc d’Azur CIC. Dans le sillage de Guillaume Martin-Guyonnet et d’Océane Mahé, elle invite ainsi les sportifs à se saisir de ces grandes causes et à contribuer, à leur échelle, à faire évoluer les pratiques.