Championnats de France Élite Piste 2026 à Bourges : un pari pleinement réussi
L’organisation d’un évènement majeur est toujours un défi à relever, sur le plan économique et institutionnel aussi bien que sur le plan sportif. A l’occasion des championnats de France Elite Piste organisés sur le vélodrome de Bourges, le Comité Départemental, soutenu par la Région Centre-Val de Loire, le Département du Cher, la mairie de Bourges et, bien sûr, la FFC, a fait mieux que transformer l’essai. Un coup de chapeau s’imposait !
Le vélodrome de Bourges fait partie intégrante du CREPS Centre-Val de Loire, qui en a propriété et charge. Il n’en est pas moins un outil précieux pour la FFC, hébergeant les Pôles France Relève, et les activités impulsées par le Comité Départemental du Cher, qui y a mis sur pied une école de piste aux séances hebdomadaires, ainsi que des sections UNSS en partenariat avec collèges et lycées. Ajoutons les baptêmes, organisés par le CREPS, toujours susceptibles d’éveiller les vocations !
Et si le déroulement sur-place de ces Championnats de France Élite 2026 a tenu, et même dépassé, toutes ses promesses, hommage doit être rendu au Comité Départemental du Cher.

Pascal Darche, président de la Commission Nationale Piste, y insiste : « Leur travail, je pense en particulier à Éric Gauvin et à sa fille Éponine, est tout bonnement remarquable. En peu de temps, car, il faut le dire, l’attribution du championnat a été particulièrement tardive cette année, ils ont su fédérer les ressources humaines nécessaires. Nous devons beaucoup au CREPS également, et à Marc Dubois son directeur. Nous en prenons bonne note pour l’avenir, quant à la capacité d’organiser ici des évènements majeurs. »

De fait, les 70 bénévoles indispensables au bon fonctionnement de la machine ont répondu présent à l’appel, recrutés « par le biais de nos clubs, explique Mme Gauvin. Nous en comptons 18 dans le département, et 14 nous ont prêté main forte, sans oublier nos collègues du cyclotourisme, qui savent ce que solidaire veut dire. »
Le travail a payé, et la fréquentation, escomptée autour de 1500 spectateurs cumulés, a finalement frôlé les 2500 !
Il faut donc penser qu’elle fut limitée par les capacités mêmes du lieu, en termes d’accueil du public.
Lequel n’a cependant pas fait semblant d’acclamer les athlètes, et fait sérieusement monter la température. D’après François Lamiraud, manager de la filière Sprint à la FFC, deux facteurs combinés ont contribué à l’éclat du spectacle : l’homogénéité des compétiteurs, et la configuration de la piste.
Au plateau, certes fourni (117 engagés) et de grande qualité, manquaient cependant quelques têtes d’affiche (olympiennes, par exemple).
Selon Lamiraud, il est permis de croire que « c’est peut-être ce qui nous a donné des pelotons très homogènes, et donc des courses aussi disputées, aussi acharnées et spectaculaires que celles auxquelles nous avons assisté, et qui ont littéralement embarqué l’assistance ! »
Les courses féminines particulièrement, hissèrent l’assistance au bord de l’extase, par un suspense haletant, à chaque fois soutenu jusqu’aux derniers mètres.
Et le manager de la filière sprint d’ajouter, plus technique : » Un vélodrome de 200m, et non pas 250, est un bon outil de formation parce qu’il réclame d’autant plus de technique. Et de plus, il donne lieu à des courses plus spectaculaires : voyez le keirin, voyez les Américaines où les relais reviennent plus vite, où il est plus fréquent de prendre un tour, etc. ! Une piste plus courte accentue l’impression de vitesse dans l’œil du spectateur. »

On sait que sportivement, ces championnats ont confirmé les talents, les nouveaux (Mélanie Dupin et ses 4 titres, Tom Derache qui en a décroché 2) et les plus établis (Mathilde Gros, qui a fait tomber le record national du KM.) Ils donnèrent aussi entière satisfaction dans la sphère « institutionnelle ».
Du conseil régional, en la personne de M.Moulay son conseiller délégué aux sport, à la mairie de Bourges en passant par le conseil départemental et son président Jacques Fleury, les collectivités étaient toutes représentées et attentives – elles sont reparties ravies.