Le Pôle France Relève VTT est transféré au CREPS PACA de Boulouris-Saint Raphaël
Créé en 2007 et installé depuis lors à Besançon, le pôle France Relève VTT tourne une page, et s’installe dans les murs du CREPS PACA de Boulouris-Saint Raphaël. Une volonté de changement justifiée par l’unité de lieu, qui facilite le déroulement des doubles projets sportif et scolaire. Car ni les études, ni l’ambition de monter sur les podiums internationaux ne sauraient être compromises.
Changer pour perpétuer
« On ne change pas une équipe qui gagne », dit-on. Comme beaucoup de dictons, celui-là n’est pas sans fondement logique. En même temps, comme dit le personnage de Tancredi dans le célèbre roman Le Guépard, « Si nous voulons que tout reste tel quel, il faut que tout change ! »

La réplique (la punchline !) de Tancredi s’applique parfaitement à la situation présente du pôle France. Si le Pôle France Relève de VTT déménage à Boulouris-Saint-Raphaël, après être resté 20 ans à Besançon où il avait été créé, il serait vain d’en chercher la raison dans quelque lacune imaginaire du fonctionnement, des installations, ou du staff, bisontins. Car il n’y en eut pas, pas la moindre.
Les quelques 150 jeunes athlètes passés par la structure pourraient tous en témoigner, que le Pôle a menés vers l’excellence, et pour beaucoup vers les médailles et les titres internationaux. Après Loana Lecomte, Jordan Sarrou, Line Burquier, Paul Magnier ou, dernier en date, le nouveau champion du monde XCO U19, Luca Teste.
Évoluer avec la discipline

Le transfert du pôle relève à Boulouris-Saint Raphaël ressortit à l’évolution intrinsèque de la discipline.
Les exigences techniques requises au niveau international ont considérablement augmenté, les dernières olympiades.
Au point qu’il est devenu impossible de tracer pour une compétition internationale, sans recourir à la multiplication des obstacles artificiels.
Ainsi c’est à la préparation des Jeux de Londres 2012 que remontent les origines du stade VTT de Boulouris, où l’on chercha une première fois à reproduire au plus près les obstacles du circuit olympique. Depuis lors cette inévitable démarche fut reconduite à chaque olympiade, et le stade de Boulouris s’est ainsi « enrichi » couche par couche, épousant la courbe d’évolution de la discipline. Il développe aujourd’hui une dizaine de kilomètres « artificialisés. »
Le stade lui-même s’insère sur un domaine de 85 hectares lié au CREPS, dans un paysage de maquis propice à l’exercice, et suffisamment vaste pour les longues séances d’endurance. « Il faut bien dire que le climat azuréen ne compte pas pour rien dans cette décision, explique l’entraineur national Yvan Clolus. Car, évidemment, l’élévation des exigences techniques au niveau international se redouble sur le plan purement physiologique, et nos athlètes ont besoin d’accumuler de plus en plus de volume de plus en plus tôt dans la saison. » Ajoutons que le réseau de petites routes sillonnant le massif de l’Estérel, fournit un terrain de jeu inépuisable.
Double projet ou rien
Puisque les catégories concernées vont de U17-2e année à U19-2e année, et impliquent donc des athlètes dans leurs « années lycée », il s’agit de prendre appui sur les structures du CREPS PACA. Et même s’il est explicitement question de recruter les 6 meilleurs coureurs et coureuses du pays, le double projet scolaire et sportif est une obligation. Un athlète non investi dans sa scolarité n’aura pas sa place.

Le CREPS est un écosystème total pour les résidents. Les jeunes champions y auront sous la main tout ce dont ils ont besoin pour soutenir la progression qu’on attend d’eux, aussi bien en termes d’équipement que de compétences humaines : entraîneur bien sûr, mais aussi médecins, kinésithérapeutes, diététiciens, psychologue…
Unité de lieu
L’unité de lieu proposée par le CREPS PACA est donc la meilleure façon de pouvoir suivre un emploi du temps chargé. « Le sport de très haute intensité est une chose, il fait grandir, mais ne doit pas jouer au détriment du parcours scolaire, remarque Joaquim Lombard, manager off-road à la FFC. L’objectif sportif est explicite : il s’agit de viser les podiums internationaux dès les rangs U19, mais personne ne doit y sacrifier ses études ». La présence d’autres pôles nationaux, notamment celui de triathlon, devrait aussi favoriser l’échange de compétences, profitant aux entraîneurs autant qu’aux athlètes.
Le recrutement est donc lancé ces jours-ci. La promotion de la rentrée 2026 sera 100% nouvelle. Et l’on peut être sûr que s’y nichent les meilleur.e.s Française.s des années à venir.