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La FFC lance son Conseil national des jeunes dirigeants

Les 16 et 17 octobre, la Fédération Française de Cyclisme accueillait la première promotion de son Conseil national des jeunes dirigeants (CNJD). Portée par Marie-Françoise Potereau, vice-présidente de la FFC, cette initiative entend encourager l’engagement des jeunes dans les instances fédérales, leur donner les clés pour mieux comprendre le fonctionnement de la Fédération et faire émerger de nouvelles propositions pour l’avenir du cyclisme.

Comment préparer le renouvellement des dirigeants du cyclisme français ? Comment donner aux jeunes bénévoles l’envie et les moyens de prendre davantage de responsabilités au sein de leurs clubs, comités départementaux et régionaux, jusqu’aux instances nationales ? C’est à ces questions que la Fédération Française de Cyclisme souhaite répondre avec le lancement de son Conseil national des jeunes dirigeants.

Au cœur de cette démarche, une conviction : le renouvellement des instances ne peut reposer sur la seule volonté de voir émerger de nouvelles générations. Il suppose aussi de les accompagner, de leur transmettre les fondamentaux de la gouvernance fédérale et de leur permettre de mieux comprendre l’écosystème dans lequel elles sont appelées à s’investir.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté portée par le président de la FFC, Michel Callot, de renouveler le vivier des dirigeants à tous les échelons de la Fédération. Elle est portée par Marie-Françoise Potereau, vice-présidente de la FFC, avec l’appui de Marine Sevoz et Lilian Ponier, dirigeants de structures territoriales, et la coordination de Tommy Vanoudendycke et Thierry Bedos.

Comprendre la Fédération pour mieux s’y engager

La première promotion du CNJD rassemble 14 jeunes dirigeants, âgés de 18 à 35 ans, issus des clubs et des structures territoriales. Leur participation doit leur permettre de découvrir plus largement le fonctionnement fédéral, d’identifier les leviers d’action à leur disposition et de constituer un réseau de jeunes bénévoles partageant la volonté de s’investir dans l’avenir du cyclisme.

Le programme des 16 et 17 octobre a été conçu dans cette perspective. La première journée, au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines, a été consacrée à la découverte du siège fédéral et à la présentation des différents services : direction technique nationale, événements et réglementation sportive, systèmes d’information, secteur médical, juridique, finances et ressources humaines, marketing et communication. Une visite du vélodrome a complété cette première immersion.

Le samedi, au Campus FFC de Trappes, les participants ont abordé la question de la gouvernance fédérale, replacée dans le cadre plus large de l’écosystème sportif français. Le rôle attendu du CNJD, ainsi que les outils et réseaux mobilisables pour accompagner leur engagement, ont également été présentés.

« Nous souhaitons leur donner une vue d’ensemble claire, leur permettre de se dresser une sorte de « carte mentale » de la Fédération, car après tout cela n’a rien d’évident », explique Tommy Vanoudendycke, directeur de cabinet du président de la FFC.

Bien sûr, l’objectif ne se réduit pas à une simple transmission « descendante » des connaissances. La Fédération souhaite aussi recueillir le regard de ces jeunes dirigeants sur son propre fonctionnement et ses évolutions possibles. Comment comprennent-ils les décisions prises au niveau national ? Quelles questions leur inspirent-elles ? De quels outils ont-ils besoin pour progresser et prendre leur place dans les instances ?

À l’issue de ce week-end de lancement, le bilan est déjà encourageant : le dynamisme et la volonté de s’investir des participants ont permis de faire émerger des propositions intéressantes.

« Entendre d’autres sons de cloche« 

Se confronter à d’autres réalités territoriales, partager ses expériences et découvrir différentes manières de s’engager : c’est aussi ce que viennent chercher les participants. Leurs parcours et leurs motivations illustrent la diversité des profils réunis au sein de cette première promotion.

Lucas Robin-Lamotte, du club de Boussac et secrétaire du Comité départemental de la Creuse, participe notamment à l’organisation du Minitour creusois, une épreuve en six manches qui rassemble environ 250 participants des catégories U11 à U17. Son engagement couvre des domaines variés : création des affiches et des visuels, traçage des circuits, conception du maillot des leaders, relations avec les collectivités et les sponsors. Il contribue également à la retransmission en direct des courses sur YouTube, grâce à un dispositif mobilisant moto, caméra, commentaires et régie.

Un exemple concret de la diversité des missions que peuvent assumer les jeunes bénévoles, bien au-delà de leur seule présence sur le terrain.

« On est très ancrés dans nos territoires. Je me dis qu’on ne voit peut-être pas très loin. Donc je viens chercher une ouverture plus large », explique-t-il. Échanger avec des clubs et des comités éloignés permet de mettre ses propres problématiques en perspective et de découvrir d’autres façons de faire.
Il pointe un enjeu essentiel : la place accordée aux jeunes dans les structures existantes : « C’est un rôle à tenir : l’aspect force de proposition nous revient. Encore faut-il que cette capacité à proposer puisse s’exercer dans un cadre favorable, avec un accueil et une écoute de la part de ceux qui les ont précédés. »

D’autres participants connaissent déjà les enjeux du renouvellement des instances. Lilian Ponier, président du Comité départemental de Maine-et-Loire et membre du Conseil national des présidents de territoires, ainsi que Marine Sevoz, ancienne présidente du Comité départemental de l’Isère, avaient tous deux suivi la formation  » Dirigeants de demain « , initiée par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Ce programme visait à identifier et à former de jeunes profils susceptibles de prendre des responsabilités dans la perspective des Jeux de Paris 2024. Leur participation au CNJD s’inscrit ainsi dans la continuité d’un engagement déjà tourné vers la transmission et le renouvellement des dirigeants.

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Venue de Mayenne, Daniela Filipe apporte un autre éclairage. Membre de l’Organisation du Tour du Bocage et de l’Ernée, course internationale UCI U19, motivée par la féminisation du cyclisme, elle souhaite avant tout mieux comprendre les rouages fédéraux et les ressources accessibles aux organisateurs.

« Je suis venue pour apprendre sur la structure de la FFC, pour connaître les moyens qu’elle met à disposition des clubs. En tant qu’organisatrice, il me semble important de connaître les possibilités et les limites du fonctionnement fédéral, ne serait-ce que pour savoir poser les bonnes questions ! »

Cette démarche résume bien l’esprit du Conseil : mieux connaître la FFC pour savoir s’appuyer sur elle, mais aussi identifier les marges de progression et faire remonter les besoins du terrain.

Qu’ils soient déjà engagés dans des responsabilités territoriales ou impliqués dans l’organisation d’épreuves, les jeunes dirigeants ont en commun de vouloir élargir leur compréhension du système fédéral afin d’y jouer un rôle plus actif.

Faire des propositions et construire un réseau

La première promotion du CNJD ne doit donc pas être seulement un temps de découverte. Le samedi après-midi, les participants ont travaillé en ateliers pour réfléchir aux moyens de favoriser l’engagement de nouveaux jeunes élus dans les territoires. À partir de leurs expériences et de leurs motivations, ils ont été invités à formuler des propositions opérationnelles, présentées collectivement en clôture du regroupement.

Cette démarche doit permettre de mieux identifier les conditions nécessaires à leur engagement, les besoins d’accompagnement et les leviers susceptibles de faciliter leur prise de responsabilités. Elle vise aussi à constituer un réseau capable de faire circuler les expériences, de partager une meilleure connaissance du fonctionnement fédéral et de contribuer à une plus grande cohérence entre les différents échelons de la FFC.

À terme, l’ambition est de voir les participants devenir des relais dans leurs régions, en diffusant cette connaissance de la Fédération et en encourageant d’autres jeunes à s’engager à leur tour.
Le lancement du Conseil national des jeunes dirigeants ouvre ainsi un chantier de long terme : transmettre les clés de la gouvernance, faire une place aux nouvelles générations et leur permettre de participer pleinement aux évolutions du cyclisme français. Car assurer la pérennité des instances fédérales suppose aussi de savoir accueillir celles et ceux qui contribueront à les faire vivre demain.